1992
Introduction
Jeune père, Didier Carluccio est plongé dans le Grand Âge par hasard lors d’un anniversaire dans une maison de retraite, il sort son appareil argentique et immortalise.
Très vite, il découvre les hospices aux longs couloirs cirés, les maisons de retraite aux façades de briques un peu fatiguées, aux grandes fenêtres qui donnent sur des jardins oubliés. Des lieux pleins du charme ancien aux parquets qui craquent, papiers peints fanés, odeurs de bois et de soupe du soir.
Là, dans des chambres où l’on serre encore dix lits, entourés de rideaux fleuris et de crucifix jaunis, il photographie. Des visages au bord de leur lit, la lumière d’une lucarne qui tombe juste sur une joue ridée.
C’est dans ces vieux bâtiments que les portraits naissent, un à un, comme si le temps s’était arrêté pour souffler enfin.












