Nous avons une mission

Une histoire de transmission

Ce travail a été initié en 1992 par Didier Carluccio où le hasard de la vie, l’a amené à pousser les portes d’une maison de retraite.
Aujourdʼhui, il poursuit avec, son fils, Jules, dans une continuité naturelle et engagée.

Chaque portrait est pour nous une rencontre. Une trace. Une manière de rendre hommage à ce que lʼon oublie trop souvent : la beauté du Grand Âge.

Quant à la beauté, nous ne la confondons pas avec la jeunesse. Elle naît dʼun accord entre le temps et la personne, dʼune attitude, dʼune patience, dʼun regard qui accueille.

Nous ne retouchons pas les traces du temps pour les rendre acceptables. Nous respectons la vérité pour la rendre lisible.
Un foulard bien noué, une main posée, un éclat dʼœil : il suffit de presque rien pour que tout sʼéclaire.

Photo de Didier Carluccio
Photo d'une personne âgée
Photo d'une personne âgée
Photo d'une personne âgée avec un groupe de jeune
Photo d'une personne âgée asiatique

1992

Introduction

Jeune père, Didier Carluccio est plongé dans le Grand Âge par hasard lors d’un anniversaire dans une maison de retraite, il sort son appareil argentique et immortalise.

Très vite, il découvre les hospices aux longs couloirs cirés, les maisons de retraite aux façades de briques un peu fatiguées, aux grandes fenêtres qui donnent sur des jardins oubliés. Des lieux pleins du charme ancien aux parquets qui craquent, papiers peints fanés, odeurs de bois et de soupe du soir.

Là, dans des chambres où l’on serre encore dix lits, entourés de rideaux fleuris et de crucifix jaunis, il photographie. Des visages au bord de leur lit, la lumière d’une lucarne qui tombe juste sur une joue ridée.

C’est dans ces vieux bâtiments que les portraits naissent, un à un, comme si le temps s’était arrêté pour souffler enfin.

Années 2000

Passage au numérique

Longtemps encore, la maison sentait le révélateur ; les portraits d’anciens séchaient au-dessus de la baignoire, pendant que les enfants se brossaient les dents dans la cuisine.
Puis, progressivement, les pellicules disparaissent du réfrigérateur.

Un ordinateur s’installe, une imprimante ronronne et soudain la couleur apparaît : elle rend leur rouge aux foulards bien noués, leur bleu aux yeux fatigués, leur rose aux joues qui n’espéraient plus être vues.

Le Grand Âge passe en couleur.

Années 2010

Le nom s’ancre

Un matin, Libération ouvre sur une pleine page « Les vieux dans les yeux ». Le Monde suit, l’AFP diffuse, France 3 tourne un sujet dans les couloirs d’un EHPAD.

La Fédération hospitalière de France commande une campagne nationale ; les portraits font la une partout.

En quelques mois, le nom de Carluccio devient celui qu’on cite lorsque l’on parle du Grand Âge.

S’ensuit une reconnaissance nationale.

2022

Un regard hérité

Jules a grandi entre ces visages, ils étaient accrochés dans le salon, suspendus dans la salle de bains, dormant sur la table du dîner.
Il connaît ces dizaines, centaines de milliers de portraits comme on connaît ses grands-parents.

Le geste est le même, la patience aussi, la façon de s’asseoir auprès de nos ainés afin de lire l’histoire à travers les rides et regards.

Le nom de Carluccio perdure au côté du Grand Âge.

2025

Le monde en lumière

Partout la même douceur, la même larme sur la joue d’un ancien qui se redécouvre beau. Un enfant pose sa main sur une main ridée, un portrait se crée, une trace reste.

Le Grand Âge est là où l’Homme a mis le pied.
Le droit au souvenir et à la beauté aussi.

1992

Introduction

Jeune père, Didier Carluccio est plongé dans le Grand Âge par hasard lors d’un anniversaire dans une maison de retraite, il sort son appareil argentique et immortalise.

Très vite, il découvre les hospices aux longs couloirs cirés, les maisons de retraite aux façades de briques un peu fatiguées, aux grandes fenêtres qui donnent sur des jardins oubliés. Des lieux pleins du charme ancien aux parquets qui craquent, papiers peints fanés, odeurs de bois et de soupe du soir.

Là, dans des chambres où l’on serre encore dix lits, entourés de rideaux fleuris et de crucifix jaunis, il photographie. Des visages au bord de leur lit, la lumière d’une lucarne qui tombe juste sur une joue ridée.

C’est dans ces vieux bâtiments que les portraits naissent, un à un, comme si le temps s’était arrêté pour souffler enfin.

Photo de Didier Carluccio

Années 2000

Passage au numérique

Longtemps encore, la maison sentait le révélateur ; les portraits d’anciens séchaient au-dessus de la baignoire, pendant que les enfants se brossaient les dents dans la cuisine.
Puis, progressivement, les pellicules disparaissent du réfrigérateur.

Un ordinateur s’installe, une imprimante ronronne et soudain la couleur apparaît : elle rend leur rouge aux foulards bien noués, leur bleu aux yeux fatigués, leur rose aux joues qui n’espéraient plus être vues.

Le Grand Âge passe en couleur.

Photo d'une personne âgée

Années 2010

Le nom s’ancre

Un matin, Libération ouvre sur une pleine page « Les vieux dans les yeux ». Le Monde suit, l’AFP diffuse, France 3 tourne un sujet dans les couloirs d’un EHPAD.

La Fédération hospitalière de France commande une campagne nationale ; les portraits font la une partout.

En quelques mois, le nom de Carluccio devient celui qu’on cite lorsque l’on parle du Grand Âge.

S’ensuit une reconnaissance nationale.

Photo d'une personne âgée

2022

Un regard hérité

Jules a grandi entre ces visages, ils étaient accrochés dans le salon, suspendus dans la salle de bains, dormant sur la table du dîner.
Il connaît ces dizaines, centaines de milliers de portraits comme on connaît ses grands-parents.

Le geste est le même, la patience aussi, la façon de s’asseoir auprès de nos ainés afin de lire l’histoire à travers les rides et regards.

Le nom de Carluccio perdure au côté du Grand Âge.

Photo d'une personne âgée avec un groupe de jeune

2025

Le monde en lumière

Partout la même douceur, la même larme sur la joue d’un ancien qui se redécouvre beau. Un enfant pose sa main sur une main ridée, un portrait se crée, une trace reste.

Le Grand Âge est là où l’Homme a mis le pied.
Le droit au souvenir et à la beauté aussi.

Photo d'une personne âgée asiatique